L’homme qui lisait

 
Le front posé sur sa main,

Paisiblement, l’homme lit.

Ses yeux fixent le parchemin,

Il s’interroge, puis le relit.

 

Quelle voix prendre ?

Se laissera-t-il surprendre,

A suivre tous ces passants,

Sans jamais, aller de l’avant ?

 

L’homme est perdu,

Il n’y croit plus.

Comment trouver la rue,

Sortir de cet inconnu ?

 

Une dame, soudain s’arrête,

Attirée par sa bonne tête.

En quelques paroles échangées,

Dans son œil, une lueur vient de briller.

 

Son âme sœur,

Il va retrouver,

Et tous ses pleurs,

Seront oubliés.

 

Le front posé sur sa main,

Paisiblement, l’homme lit.

Ses yeux fixent le testament,

Qu’il laissera à ses enfants.